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Monday, June 27, 2005

Femmes d'affaires 

Dans des salons classe affaire, elles ont des tenus avec des coupes étranges, des tailleurs, des chemisiers. Avec les chaleurs dehors je vois des seins mous mal arrangés dans des lingeries parfois un peu ingrates. J'aime leurs imperfections inconsciemment exhibées. Les formes étranges, les petites poires, ceux qui se sont amolli un peu bas, des secouements de petits moignons ou le monticule d'un sein réduit à une aréole très large avec un bombement. Les seins réguliers m'ennuient. Je vois ceux qui s'ajustent mal et baillent en se creusant en haut du têton comme pour faire flaque plus bas. Des nylons parfois élimés d'un blanc devenu un peu gris ou des audaces de dentelles évoquant les napperons des maisons de retraite.

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Sunday, June 26, 2005

Canicule 

Tout devient doublement liquide. La sueur qui se gonfle et la chaire elle même qui se liquéfie. Je vois couler des seins qui échappent à tout. Peu à peu la climatisation de ce wagon a cédé. Je regarde monter et s'installer les passagères avec patience. Ça n'est plus désormais qu'une question de temps. Les visages se défont lentement et deviennent naturels, écrasés de chaleur, le rouge et les gouttes qui mouillent les plis. Quelque chose de vrai dans cette trahison d'eau qui les dépossède. Progressivent les toiles et tee-shirt deviennent foncés. Je vois les seins totalement nus collés à ces papiers transparents qui moulent tant qu'ils disparaissent et dont on imagine qu'un geste seul suffirait à les déchirer pour achever ce retour à une nature chaude. J'imagine maintenant la belle odeur des foins de poils dans cette humidité moite.

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Saturday, June 25, 2005

La controleuse du Lyon-Paris 6628 

Plonger dans ces notules, les champs qui défilent dans le soir et un roman d'une avant-garde suèdoise défraichie... On me demande mon billet. La casquette en arrière sur les longs cheveux noirs. Le chemisier blanc en ronde-bosse géométrique sur une abondance. Les yeux noirs qui me fixent dans un oval avec les dessins nets de tout, lèvres, bouche, nez, sourcils... La mousse fine des poils longs et noir sur la peau marrakech de l'avant-bras qui prend mon billet. Longue, presque courbée dans le dupleix du wagon. Son sourire à mon ébahissement dont elle n'ignore rien quand elle me le rend.

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Thursday, June 23, 2005

In love again 

Bien sûr elle s'étire et découvre largement un ventre large, un peu mou et ferme, avec un léger hale et un nombril profond. Aucun piercing. Un noeud onctueux au fond et elle regarde. Je vois, remarque et oublie la dispersion de quelques points de beauté. Elle dit des choses sur l'humidité en se protégeant les yeux d'un soleil chaud. Je vois ce qu'elle cherche et ce qu'elle risque. Quand elle se détend les bras découvre l'étrange nudité des aisselles. Parfaitement épilées, lisses et comme amollies de la chaleur qui y fait monter l'eau. Ce relief discontinu et des plis fins qu'elle exhibe. Quelque chose comme de la peau intérieure et des secrets d'organes offerts ainsi à tous. Je détaille tout et les dessins de la bouche quand elle me parle. Et puis ce que ça traine, de cafés en desserts. Elle sert mon bras un peu fort et je la vois s'éloigner.

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Sunday, June 12, 2005

Papier buvard 

Je ne sais pas si d'avoir enfin pu dormir un peu, ou seulement si c'est les pollens, la chaleur ou de la chimie organique mais je vois à nouveau les tâches de peau nue qui font buvard dans mon oeil. Comme des plages en pleines rues. Des choses qui bougent. Des bourrelets un peu gras qui saillent sous des élastiques. Les arabesques d'encre de chine qu'on voit filer au bas des dos vers la raie qui s'entrouvre. Des arrondis d'épaule et les mèches retenues dans les nuques. Je promène mon désir sans objet et le laisse se poser, se déposer ou s'éloigner des peaux exposées. Une main suffit, un poignet, un doigt, une lèvre. Comme un miel que je me fais, et que par moment je restitue. De belle peau propre et lissée, du gras un peu fin ou des épaisseurs fermes et musculeuses. Cela se promène avec de beaux remuements que peu dissimule et parfois rien ne retient.

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Saturday, June 04, 2005

Elle 

Un espace assurément entre le haut de la ceinture et le bas du pull où tant est possible… Le djean un peu souple et les cuisses repliées l'une sur l'autre. Une sorte de confort chaud avec juste une amende de ventre blanc disponible. De la peau de Elle pour un petit frisson à cause de l'air devenu froid ou au contact de deux doigts qui s'y déposent et esquisseraient une caresse. Le pull court qui remonte un peu sur le moelleux du ventre. Allongée sur le dos avec la caméra en main qui cadre juste l'espace qui se replie, se resserre dans la moiteur absente de l'origine du monde.

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